Le film de Marien B #918

« La Forme de L’Eau – The Shape of Water » : bon, j’ai dû attendre deux semaines avant de pouvoir le voir, vu que j’avais pas la foi pour aller jusqu’à Fontainebleau en scooter ^^. Mais après ses quatre Oscars remportés ce week-end, dont meilleur film et réalisateur, c’est bon, c’est fait ! Donc, « La Forme de L’Eau » est le dernier film du mexicain Guillermo del Toro, cinéaste geek au physique de rondoudou, aux univers visuels affirmés et animé par un amour sincère pour les monstres et leur design, comme a pu l’être Tim Burton en son temps avant de jouer les poules de luxe en vendant son cul au plus offrant. Et même si je n’ai pas vu tous ses films, notamment ses premiers, le gars s’est rarement foiré, d’un « Blade 2″ jouissif et spectaculaire à un « Pacific Rim » généreux en passant par un « Labyrinthe de Pan » cruel et émouvant ou un « Hellboy 2″ impressionnant, il n’y a peut-être qu’avec le beau mais vain « Crimson Peak » qu’il n’a pas trouvé entièrement grâce à mes yeux, d’autant que ce dernier a été un échec public cuisant. Mais il en faut plus pour arrêter cette montagne de sensibilité, puisqu’avec son nouvel opus, on y va à fond dans le romantisme et la poésie, non sans une once de cruauté parce que sinon c’est pas drôle, avec cette histoire d’amour entre une femme de ménage muette et rêveuse et une créature amphibie torturée par une ordure finie dans un labo ultrasecret. Non, ce n’est pas de la zoophilie ou de la déviance, c’est du cinéma, les enfants…
Il est clair qu’avec son Oscar de meilleur réalisateur, Guillermo del Toro a obtenu une vraie reconnaissance à l’instar d’un Peter Jackson. Mais avec « La Forme de L’Eau », son cinéma a franchi un cap, en devenant à la fois plus mur et plus grand public. D’abord, visuellement, après un « Crimson Peak » déjà complètement ouf à ce niveau, c’est une nouvelle fois un enchantement, avec une photographie à tomber et des décors épurés et c’est filmé avec un soin maladif avec des tonnes d’idées blindées d’allégories et de poésie, du taf d’artiste et d’orfèvre en somme. Ensuite, même si en soi, le scénario a des airs de déjà-vu (notamment chez le Burton de la grande époque), il y a une véritable joie de voir ce couple inattendu se former malgré les obstacles et les différences, c’est une love story d’une douceur à pleurer, qui n’a d’ailleurs pas peur de se sexualiser et ça, c’est rare, et même que c’est beau ^^ ! Et puis il y a aussi des personnages attachants comme rarement chez del Toro, écrits avec énormément de respect, entre cette héroïne mutique et féminine (la trop méconnue Sally Hawkins, qui aurait pu avoir l’Oscar), ce voisin bienveillant dont on rêve tous (l’éternel second rôle Richard Jenkins, parfait comme toujours) ou même ce gros connard de bourreau qui ne vit que pour la reconnaissance futile de sa hiérarchie (Michael Shannon et sa tronche de psychopathe, mais en vrai je suis sûr qu’il est sympa ^^). Bref, je veux pas en dire trop non plus, mais les louanges autour de « La Forme de L’Eau » sont méritées, c’est beau, c’est touchant, c’est parfois drôle, c’est dur, c’est violent, c’est très humain, et c’est pour ça qu’on aime aller au cinéma. Bouleversant.

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