Les films de Marien B #2918

2 films aujourd’hui pour vous :

EN BREF – « Kin : Le Commencement » : ah, qu’ils sont bons les marketeux, à appâter le chaland en nous faisant très clairement comprendre que c’est initié par les producteurs de la série « Stranger Things » et par la team derrière « Seven Sisters », carton surprise (et compréhensible, c’est vrai que c’était sympa) de l’année dernière que personne n’avait vu venir. Et il y a aussi cette bande-annonce qui promet sa dose d’explosions et de bons sentiments avec des héros un peu rebelles pour attirer les ados. Et aussi cette affiche qui reprend la charte visuelle du revival eighties avec lequel on nous bassine depuis trop longtemps. Bon, en tout cas, je reconnais que le taf de responsable marketing d’une société de distribution ne doit pas être facile, surtout pour vendre une adaptation en format long d’un court-métrage nommé « Bag Man », tourné par deux frangins et dans lequel un ado adopté et viré de son bahut trouve un gun extraterrestre dans un bâtiment désaffecté et dont il va se servir pour aider son grand frère aux prises avec un chef de gang incarné par un James Franco coiffé comme Bernard Minet et dont je ne comprends plus l’orientation de carrière. Bref, tout ça pour dire que « Kin », c’est tout pourri : vous allez méchamment vous faire chier devant ce qui n’est qu’une simple intro pour une saga pour ados qui ne continuera jamais parce que ça se gaufre sévère au box-office ricain, il faut attendre quasiment une heure avant de voir le fameux gun de l’espace en action, tout le reste du temps, c’est du bla-bla chiantissime avec de la morale à deux balles (voler, c’est pas bien…) entrecoupé de scènes toutes nazes où le James Franco est en pleine descente de MDMA, c’est filmé sans la moindre inventivité, et l’étron sur le gâteau, c’est ce final ridicule où on expose enfin la mythologie du héros en nous faisant bien comprendre avec zéro subtilité que t’inquiète, c’était que le début, faudra que tu repayes dix balles à la caisse de ton ciné pour voir une suite dont tu n’as déjà plus rien à foutre. Donc oui, « Kin » n’est pas un film, c’est un pilote de série télé, et vu que je regarde pas de séries télé, hé bah je m’en bats les couilles. Au suivant…

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EN BREF – « Blackkklansman – J’ai infiltré le Ku Klux Klan » : j’ai attendu un peu avant d’aller le voir, mais après de bons retours, je me suis lancé pour ce polar seventies auréolé du Grand Prix du Jury au Festival de Cannes et surtout réalisé par Spike Lee, cinéaste hyper-engagé envers la cause afro-américaine et contre certaines pratiques un tantinet racistes comme le whitewashing et n’hésitant pas à descendre en flèche certains grands films comme « Django Unchained » récemment, sous prétexte que l’esclavage y est traité d’après lui de manière trop légère (alors que c’est tout le contraire, on a pas vu le même film). J’avoue ne pas avoir suivi sa carrière plus que ça, je n’ai vu ni « Malcolm X », ni « Inside Man », ni même, sacrilège, « La 25ème Heure » avec ce fameux monologue vénère d’Edward Norton, et j’ai volontairement raté son remake US de « Old Boy » parce que faut pas déconner. Ceci dit, ce « Blackkklansman » avait tout pour être un sacré film à charge tout en proposant une enquête policière d’infiltration, inspirée d’une histoire vraie (et folle) blindée d’humour à la cool et de suspense étouffant, où se côtoieraient des péquenauds fachos lobotomisés et une bande-son d’époque qui file la patate. Alors oui, « Blackkklansman », c’est bien ce que j’espérais, c’est du polar à l’ambiance terriblement accrocheuse, qui bénéficie d’interprétations de qualité (vivement que Adam Driver lâche « Star Wars ») et d’un message extrêmement percutant et terriblement d’actualité sur la remontée des idéologies racistes, rétrogrades et violentes de ces sombres ordures, bien que Spike Lee ne peut s’empêcher de charger un peu trop la mule par instants (avec les images de Charlottesville notamment), quand bien même on se marre sincèrement de sa vision hilarante de la stupidité de ces abrutis du Moyen-Âge. Il en reste néanmoins une oeuvre satisfaisante et rythmée, mis en scène avec une application appréciable, qui devrait en faire réfléchir certains. À découvrir, allez plutôt voir ça que le Statham et son requin tout moisi…

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