C’est arrivé près de chez vous

Starbucks, on y boit du café. Vous me direz « c’est pas bien méchant le café ! ». Non, le café c’est pas bien méchant, c’est l’entreprise qui le vend qui est diabolique.

Pour le patron de Starbucks, Howard Schultz, il faut que chaque boutique soit accueillante, propre, un lieu de convivialité et d’échange. Le café doit être ce « troisième lieu » où tout le monde a envie d’aller en partant de chez soi le matin, avant d’aller au travail ou sur le chemin du retour. Les employés doivent être souriants et bienveillants à l’égard du client, jusqu’à une personnalisation du gobelet et actions de marketing à outrance pour fidéliser le client. Une méthode qui marche sans doute bien puisque le café Starbucks voit son expansion à l’international croitre à vitesse grand V.

En 2018, on compte plus de 28000 boutiques dans 75 pays. Quinze millions de café mis en gobelet par jour. Vous êtes encore fatigués après ça ?

Fatigué, je ne pense pas, mais gros, oui ! En effet, sous couvert de bonté et d’attention, Starbucks propose ses milkshakes et autres biscuits au chocolat pour ceux qui ne boivent pas de café. Eh oui, chez Starbucks, on ne délaisse personne. Le diabète non plus n’est pas laissé pour compte puisque dans l’une de leur boisson phare, on a relevé 99 grammes de sucre, soit l’équivalent de 25 cuillères de sucre. Rien que de l’entendre dans le reportage, la glycémie s’emballe d’elle même.

Mais ca ne touche que les clients, même si les employés devraient en avoir un peu besoin, de sucre, vu leurs conditions de travail. Le discours de façade du patron de Starbucks, c’est qu’il n’ y a pas d’employés chez eux. Ce sont des « partenaires ». Ils sont tous actionnaires et récupèrent  à la fin de l’année (s’ils ont bien travaillé) des bons pour des cafés. Malgré une image de patron qui se voit comme chef de famille, père dévoué à ses enfants, les conditions de travail des employés ne sont pas celles évoquées dans la théorie.

En réalité, chaque employé doit savoir tout faire et en même temps de préférence. Le rythme de travail est plus que soutenu au vue de la gestion rigoureuse du personnel. Tant et si bien qu’il y a beaucoup de « turn-over » et par conséquent des postes pas toujours remplacés mais autant de café à servir toute la sainte journée. La cadence est infernale et insupportable, les employés sont parfois rappelés alors qu’ils sont en congé et n’ont bien sur pas le droit (officieusement) de refuser.

Mais qu’importe, puisque ce qui compte, c’est que le consommateur moyen se rende à son Starbucks préféré en pensant qu’il est une personne importante qui consomme. Un consommateur qui aimerait malgré tout consommer équitablement. Mais consommer toujours quand même, faut pas déconner !

Du coup, Starbucks (toujours sur les bons coups) s’est dit qu’il fallait trouver du café « vert » parce que le scandale des gobelets non recyclables, ça fait déjà tache. En effet, on pourra voir dans le reportage comment Starbucks essaye de « reverdir » son image en collaborant avec des ONG. Cela reste malgré tout invraisemblable que des ONG travaillent avec des multinationales, mais ça, c’est une autre histoire.

Et qu’est-ce que je vous sers avec ça ?

Une évasion fiscale, bien sur !

A voir et partager : Starbucks, sans filtre.

Image de prévisualisation YouTube

Laisser un commentaire

Vertus des pierres |
Học Nghề Đầu Bếp Ở TPHCM |
COMITE D'ENTREPRISE DU... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Critcroc
| SMS MultiServices
| Unredider