Le film de Marien B #3118

« L’ombre d’Emily » : oui, effectivement, à première vue, c’est un thriller un peu girly qui évoque une resucée un poil opportuniste de l’excellent « Gone Girl » de David Fincher. Sauf que voilà, c’est un peu plus subtil que ça. Avant toute chose, outre le duo composé de la cute Anna Kendrick (héroïne de la trilogie « Pitch Perfect », occasionnellement un formidable second rôle) et de l’incendiaire Blake Lively (révélée par « Gossip Girl » et bombasse dans « Savages » ^^’) qui pourrait allécher le pervers en moi, c’est le nouveau film du réalisateur Paul Feig, habitué aux comédies comme « Spy », « Les Flingueuses » et surtout, SURTOUT, l’immense « Mes meilleures amies » qui est pour moi l’une des gaudrioles US les plus fendardes depuis dix ans (et c’est pas la première fois que je le dis ^^). Et le voir investir le genre du thriller en adaptant un bouquin au pitch de base simple (une mère veuve et nunuche recherche sa meilleure amie, une working-girl mystérieuse et sophistiquée qui a disparu) et en marchant sur les plate-bandes de Fincher, ça peut être intéressant…
Et en effet, ça l’est, même si « L’ombre d’Emily » n’a clairement pas l’intention de plaire à tout le monde, c’est d’ailleurs pour moi sa plus grande qualité. Vendu comme un film premier degré, c’est en réalité une comédie, certes teintée de noirceur et parfois légèrement malsaine, mais qui pousse très loin les potards de l’ironie vacharde et du sarcasme blessant, ce qui confère au film un ton particulièrement jouissif, assez « Desperate Housewives » dans l’esprit. Et on sent une réelle volonté chez Paul Feig de se la jouer cynique envers le genre du thriller, le gars n’hésitant pas, surtout dans un dernier quart-d’heure ouvertement portnawak, à briser les règles et à bousculer ceux qui cherchaient un « Gone Girl »-like (et c’est pour ça que certains n’accrocheront pas). Perso, je me suis bien amusé voire carrément marré devant un trip fun et ludique, et c’est d’ailleurs bien aidé par un duo d’actrices impeccable, avec une Anna Kendrick parfaite en sainte-nitouche qui se découvre progressivement une âme de détective et une Blake Lively excellente en évolution hardcore de la pétasse qu’elle incarnait déjà dans « Gossip Girl ». Ah oui : Paul Feig est visiblement amateur de chanson française, puisqu’on retrouve dans la bande-son, du Gainsbourg, du Hardy, du Dutronc, et ça se termine même sur du…Orelsan ! Bref, « L’ombre d’Emily » est une oeuvre surprenante à plus d’un titre, un vrai plaisir qui bouscule les habitudes d’un spectateur qui n’attend qu’à dépenser dix balles pour se lobotomiser devant « Alad’2″ (que je n’irai pas voir, plutôt crever…). Ouais, une très belle surprise, laissez-lui sa chance !

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