Le film de Marien B. #3218

EN BREF – « A Star is Born » : parce qu’il est hors de question que j’aille m’infliger « Alad’2″ juste pour le plaisir de déverser ma bile sur la lie du « cinéma » français, j’ai déjà suffisamment gueulé sur la bande-annonce du « Nicky Larson » de Philippe Lacheau, j’ai préféré aller voir un vrai film, un mélodrame moderne qui plus est, histoire de ressentir des émotions sincères et peut-être même chialer sans en avoir honte, parce que le cinéma, c’est aussi ça, ça libère parfois. Donc, voici « A Star is Born », quatrième version d’une histoire dont l’itération la plus célèbre et célébrée fut celle de 1954 avec Judy Garland, et où un chanteur en déclin tombe amoureux d’une jeune femme au talent vocal impressionnant et devient témoin de son explosion auprès du public tandis que lui-même se retrouve de plus en plus rongé par ses démons. Et 42 ans après une version avec Barbara Streisand, c’est au tour de Bradley Cooper, qui l’air de rien, s’est fait plutôt rare ces derniers temps, de reprendre le flambeau en étant à la fois devant et derrière la caméra, et en offrant le rôle de l’étoile prête à naître à une Lady Gaga en mode « au naturel », bien loin de ses afféteries WTF faites de maquillages à la truelle et de robes en boeuf séché. À l’ère des réseaux sociaux et d’un monde du spectacle gangréné par l’hypocrisie et le pognon, il y avait moyen de faire un sacré mélo. Et à quelques réserves près, on en est pas loin : pour un premier film, Bradley Cooper fait preuve d’une belle maîtrise avec une vibe par moments très Clint Eastwood (qui devait à la base réaliser le film) et une énergie galvanisante dans les scènes de concerts. Et devant la caméra, il assure aussi beaucoup en chanteur de country meurtri, avec sa belle dégaine qui le rend populaire chez ces dames. Mais évidemment, tout le monde n’aura d’yeux pour une Lady Gaga impressionnante de justesse et de beauté, et démontrant un talent dramatique qu’on ne lui soupçonnait pas, une révélation qui envoie du steak. Bon, après, faut reconnaître que le dernier quart-d’heure est très tire-larmes (bisous à ma maman au passage ^^), certains passages semblent se répéter (je picole, je m’écrase, et on me ramasse, et ce plusieurs fois), et ça souffre d’un gros ventre mou en milieu de récit, mais dans le genre mélodrame romantico-musico-lacrymal, ce « A Star is Born » fait un job plus que correct, je lui souhaite de trouver son public chez nous et de péter sa gueule à l’autre grosse daube sortie ce même jour. Ça n’arrivera pas, mais bon…

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