Le film de Marien B #3618

« Bohemian Rhapsody » : j’avais prévu d’écrire cette critique ce jeudi « férié » où l’on bosse pour les anciens, mais j’ai pas sommeil… Bon, ça faisait des années qu’on l’attendait celui-là, une arlésienne qu’on pensait ne jamais voir débarquer sur nos écrans. Il y avait déjà Sacha Baron Cohen qui s’était cassé les dents et qui, pour moi, aurait vraiment fait un putain de Freddie Mercury, mais voilà, son projet sentait un peu trop le soufre pour les ayant-droits de Queen. Et puis Bryan Singer, réalisateur de plusieurs « X-Men », s’est fait jarreter de la prod’ après des rumeurs d’agressions sexuelles, décidément, la branlette, ils connaissent pas, sans oublier des prises de tête carabinées avec l’acteur Rami Malek. Il est malgré tout crédité au générique, bien qu’il ait finalement été remplacé par le malléable Dexter Fletcher (qui, info OSEF, est aussi acteur et a notamment joué l’un des quatre pieds nickelés de « Arnaques, crimes et botanique »). Bref, c’est jamais bon signe quand ça part en freestyle comme ça, voir l’exemple récent de « The Predator » (par la Fox aussi d’ailleurs). Bon après, partons confiant sur ce biopic sur ce qui est, juste, un peu, trois fois rien, le plus grand groupe de rock du 20ème siècle et son irremplaçable chanteur Freddie Mercury, ici donc incarné par Rami Malek, précédé d’une solide réputation grâce à la série « M. Robot », que je n’ai personnellement vu que dans le jeu vidéo « Until Dawn » et qui a semble-t’il joué dans la saga « Twilight » parce qu’il faut bien commencer quelque part. Allez, est-ce que l’un des films que j’attendais le plus cette année est un modèle du genre ?
Euh non. Pas vraiment. En tout cas, sans être une purge absolue, je suis pas sûr que Freddie Mercury aurait voulu d’un film aussi lisse et romancé que ce « Bohemian Rhapsody » qui coche bien toutes les cases du biopic sans chichis qui ne choquera pas grand-monde à part peut-être les cathos réactionnaires et le nouveau président FDP du Brésil qui ne supporteront pas de voir des hommes s’embrasser. Certes : il y a un certain plaisir à découvrir le processus créatif derrière certains chef-d’œuvres de Queen, musicalement c’est évidemment grandiose (la reconstitution du Live Aid à Wembley fout des frissons) et les acteurs sont assez bons, Rami Malek réussit son pari dingue et arrive par moments à saisir la gestuelle grandiloquente de Mercury. Mais voilà, à force de vouloir trop sacraliser son héros, on a du mal à le trouver réellement attachant, certains pans de son histoire sont sous-développés et pire, je sais pas si c’est voulu ou si c’est de la maladresse, mais on a l’impression très limite que le film fustige son homosexualité en en faisant presque la raison de sa chute dans ses excès. Même la mise en scène, hybride certes, échoue à donner une ampleur à ce parcours de folie. Bref, si « Bohemian Rhapsody » ne sombre pas totalement, c’est grâce à la musique, ce qui paraît normal, et aux acteurs qui font un job plus qu’honorable. Mais je le maintiens : pas sûr que Freddie Mercury aurait aimé, lui qui avait un sens aiguisé et salutaire de l’anticonformisme. Ouais, je suis assez déçu…

 

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