Le film de Marien B #119

« Bienvenue à Marwen » : non mais vous vous rendez compte ?! J’ai dû monter en bus jusqu’à Fontainebleau pour voir ma première grosse attente de l’année, et même que j’ai payé ma place, si ça c’est pas de la folie ^^ ! Bref, oui, j’attendais impatiemment ce « Bienvenue à Marwen », déjà pour la présence de Steve Carell, très probablement l’un de mes acteurs préférés et injustement mesestimé en France où on le voit encore trop comme une pâle copie de Jim Carrey alors que non, si t’as vu « Little Miss Sunshine » ou « Foxcatcher », tu sais de quoi je parle, et puis de toute façon, c’est un acteur comique de génie, point barre, mate la série « The Office » ou les « Anchorman ». Mais surtout, trois fois rien, c’est le nouveau film de Robert Zemeckis, immense réalisateur dont t’as probablement entendu parler, auteur de la trilogie « Retour vers le futur », « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? », « Forrest Gump », « Seul au monde », ouais, le gars pèse autant qu’un Spielberg et s’est aussi permis d’être un pionnier technologique vu qu’il a permis l’émergence de la « performance capture » que tu vois désormais partout dans les blockbusters ricains (et voyez son « Beowulf » au passage). Alors quand tu as deux talents comme ça, même si ça causait de la culture du rutabaga au Bélugistan chinois, j’aurais quand même filé dix balles pour voir leur oeuvre. Sauf que ça cause d’une histoire vraie et particulièrement inspirante, à savoir le destin touchant de Mark Hogancamp, artiste devenu amnésique après une violente agression haineuse, qui se guérit en construisant un village de poupées où il se met en scène ainsi que les femmes qui partagent sa vie, quitte à perdre ses repères avec la réalité, Autant dire que c’était fait pour du Zemeckis…
Et c’est un grand film, une aventure humaine absolument bouleversante. Il s’agit autant d’une ode à la création artistique la plus libre, qu’une déclaration d’amour à la gente féminine, tout en fustigeant avec virulence toute forme de haine et de violence. Et c’est fait sans naïveté aucune, ça ne passe pas sous silence les zones d’ombre d’un homme torturé auquel Steve Carell donne toute la mesure de sa puissance dramatique (ce mec aura un Oscar un jour). Mais comme prévu, un peu comme Spielberg avec « Ready Player One » ou George Miller avec « Mad Max : Fury Road », Robert Zemeckis démontre avec « Bienvenue à Marwen » que c’est un patron, qui renvoie tous les yes-man de chez Marvel dans les bacs à sable de leurs soi-disant écoles de cinéma, sa mise en scène est d’une précision et d’une fluidité absolues, il n’y a qu’à voir ces effets spéciaux et ces plans extraordinaires où l’on passe de la réalité à l’univers mental du héros en une fraction de seconde. Et en plus c’est par instants extrêmement fun et jouissif, c’est de toute manière toujours le cas quand on voit des nazis se faire défoncer. Donc oui, je vous somme d’aller donner sa chance à ce magnifique « Bienvenue à Marwen », vu que PERSONNE ne va le voir et que tout le monde s’en branle, par contre, pour se gausser devant les saillies de racisme ordinaire de Christian Clavier, là, y’aura du monde, et je pourrai rien y faire. « Bienvenue à Marwen », c’est exactement ce que vous avez besoin de voir, mais bon… L’année 2019 commence en tout cas vachement bien pour moi ^^ !

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